Mon poids stagne après une première perte : que faire ?
Par David Juncker, coach à Neuchâtel
Mis à jour le 15 août 2026 · 6 min de lecture
Une mesure qui ne change plus ne dit pas, à elle seule, pourquoi une perte de poids ralentit. Avant de supprimer davantage d’aliments, d’ajouter des séances ou de conclure que vos efforts ne servent plus, je vous propose de clarifier ce que vous observez réellement.
Cette page concerne une situation précise : le poids avait commencé à baisser, puis la tendance s’est stabilisée. Elle ne permet pas d’établir une cause médicale et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de la nutrition compétent.
En bref
- regardez une tendance, pas une mesure isolée ;
- notez ce qui est resté stable et ce qui a réellement changé ;
- ne transformez pas automatiquement le mouvement, le sommeil ou l’alimentation en explication ;
- si un changement est rapide, inexpliqué, accompagné d’un symptôme ou lié à un traitement, parlez-en au professionnel compétent ;
- choisissez ensuite une seule action observable plutôt qu’une nouvelle stratégie complète.
1. Définir ce que « stagner » signifie dans votre situation
Deux mesures semblables ne suffisent pas à établir un plateau. Commencez par noter la période réellement observée et les données dont vous disposez, sans fixer un seuil universel.
Si vous choisissez de suivre votre poids, utilisez des conditions comparables et regardez la tendance plutôt qu’un chiffre pris isolément. Le but n’est pas de vous peser davantage. Il est d’éviter de prendre une décision importante à partir d’une impression imprécise.
Astuce pratique : écrivez en une phrase ce qui a changé : « La tendance avait baissé, puis elle est restée globalement stable pendant la période que j’ai observée. »
2. Reconstituer ce qui s’est réellement passé dans la semaine
Une stagnation n’autorise pas à conclure que votre métabolisme a ralenti, que votre corps « stocke » ou que le stress bloque automatiquement la perte. Ces explications nécessitent une évaluation adaptée à la situation.
Vous pouvez en revanche décrire des faits :
- les repas ont-ils gardé une organisation comparable ?
- l’activité prévue a-t-elle été réalisée ?
- la récupération a-t-elle changé ?
- un événement a-t-il modifié le rythme habituel ?
- les recommandations déjà reçues sont-elles encore praticables ?
Ces questions ne cherchent pas un coupable. Elles permettent de distinguer ce qui est observé de ce qui est seulement supposé.
3. Vérifier les bases sans ajouter automatiquement un régime plus strict
Pour les adultes de 18 à 65 ans, les recommandations nutritionnelles suisses proposent une approche globale et une alimentation équilibrée applicable au quotidien. Elles ne fournissent ni la cause d’un plateau individuel, ni un régime personnalisé.
L’Office fédéral de la santé publique rappelle que l’activité physique comprend les mouvements réalisés dans les loisirs, au travail, à la maison et dans les déplacements. L’Office fédéral du sport souligne que chaque mouvement compte et qu’une activité régulière peut s’intégrer au quotidien.
Ces sources donnent un cadre général. Elles ne permettent pas de dire qu’il suffit de manger moins ou de bouger plus pour faire repartir une perte de poids.
Astuce pratique : comparez votre semaine réelle à une base déjà comprise et applicable, au lieu d’ajouter immédiatement une nouvelle interdiction ou une nouvelle séance.
4. Identifier ce qui doit être discuté avec un autre professionnel
Une prise de poids rapide ou inexpliquée, un symptôme nouveau ou persistant, une question liée à un traitement ou une inquiétude personnelle mérite d’être discutée avec le professionnel compétent ; un coach ne peut pas en établir la cause.
MedlinePlus, service de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis (en anglais), indique qu’une prise de poids involontaire peut avoir plusieurs causes et recommande de contacter un professionnel lorsqu’elle est excessive ou sans cause connue. Il rappelle aussi qu’un médicament ne doit pas être interrompu sans l’avis du professionnel qui le suit.
Dans ces situations, la prochaine action utile n’est pas de modifier seul votre alimentation, votre activité ou un traitement : c’est de préparer les faits observés et de les présenter au professionnel compétent.
5. Choisir une seule action observable
Dans mon accompagnement, je ne cherche pas une explication spectaculaire à partir de la balance. Je pars de la semaine réelle : ce qui était prévu, ce qui a été fait, ce qui a tenu et ce qui est devenu difficile à appliquer.
Nous pouvons ensuite choisir une action observable, dans les limites du coaching et compatible avec les recommandations déjà reçues, par exemple :
- retrouver un rendez-vous de mouvement déjà réaliste ;
- rendre l’organisation d’un repas plus simple ;
- préparer les questions à poser au professionnel au sujet d’une recommandation déjà reçue ;
- préparer les informations à apporter à un professionnel compétent ;
- observer un seul changement avant d’en ajouter un autre.
Cette méthode ne garantit pas une baisse de poids. Elle sert à retrouver une décision claire, mesurable et révisable.
Ce que je peux faire — et ce que je ne fais pas
Je peux vous aider à organiser l’activité, les habitudes et la continuité dans votre semaine, puis à observer ce qui est réellement praticable.
Lorsqu’un médecin ou un autre professionnel de santé vous a recommandé de bouger davantage, de structurer certaines habitudes ou de mieux protéger vos temps de récupération, je peux vous aider à transformer ce cadre en actions concrètes compatibles avec votre quotidien. Je ne l’interprète pas et ne le modifie pas : toute question médicale revient au professionnel qui vous suit.
Je ne diagnostique pas la cause d’une stagnation. Je ne prescris pas de régime thérapeutique, ne modifie pas un traitement et ne remplace pas le médecin, le pharmacien ou le professionnel de la nutrition compétent.
À retenir
Lorsque le poids avait commencé à baisser puis se stabilise :
- définissez la période réellement observée ;
- distinguez les faits des explications supposées ;
- vérifiez les bases sans ajouter automatiquement plus de restrictions ;
- orientez toute évolution inexpliquée, tout symptôme ou toute question de traitement vers le professionnel compétent ;
- choisissez une seule action observable avant de changer toute la stratégie.
Si vous recherchez un cadre individuel pour organiser ces observations et choisir une prochaine action réaliste, découvrez mon accompagnement individuel pour la perte de poids à Neuchâtel.
Sources
- OSAV — Recommandations nutritionnelles suisses pour les adultes
- OFSP — Promotion de l’activité physique
- OFSPO — Chaque mouvement compte
- MedlinePlus — Prise de poids involontaire (en anglais)
Auteur : David Juncker — accompagnement individuel, activité et organisation du quotidien.
Limite : information générale ; cette page ne remplace pas un avis médical ou nutritionnel individualisé.