Pour maigrir et perdre du poids, la réduction alimentaire et l’activité physique ne suffisent pas : il est important voir indispensable de gérer ses émotions. Cet élément est souvent négligé lorsqu’on aborde une démarche minceur, qui repose généralement sur le facteur « apports et des dépenses caloriques ».

Perte du poids et le consolider à long terme sans travailler sur « l’alimentation émotionnelle » et très difficile (liée au stress, à la perte de contrôle, à l’impulsivité…)

Association américaine de psychologie

Apprendre à se connaître : une vraie solution minceur

Bien des personnes qui commencent un régime tentent de faire abstraction de leurs difficultés psychologiques et relationnelles pour se concentrer sur la perte de poids. Elles remettent à plus tard les affrontements et remises en question. Tout sera plus facile, pensent-elles, quand elles auront maigri. Il n’en est rien.

Devenir mince ne consiste pas seulement à perdre des kilos, cela nécessite des transformations plus complexes en soi que de simplement maigrir.

Dr Apfeldorfer.

En complément de la diététique et de l’activité physique, maigrir peut ainsi impliquer de mettre le projecteur sur ce qui se joue entre soi, la nourriture et la relation présente ou passée à ses proches. Également d’éclaircir le rapport qu’on entretient avec son corps, de décrypter le sens de ses kilos en trop et l’enjeu qu’on place derrière la perspective de minceur.

Tandis qu’on se lamente sur son poids, on évite de se confronter à ses problèmes moins bien connus ou plus douloureux. Or, à long terme, plus nous évitons nos émotions, moins nous les supportons. Ainsi, au début, on mange pour se consoler de grandes douleurs, puis on mange pour des portes qui claquent, puis avant même que les émotions surviennent

docteur Jean-Philippe Zermati, nutritionniste et thérapeute comportementalisme

L’important est d’être capable de verbaliser les émotions et les peurs, de s’en libérer et de remonter jusqu’à la source inconsciente d’un mal-être. Au final, on apprend à apprivoiser et à supporter ses affects sans les gérer via les aliments, à mettre à distance des blessures passées, à s’affirmer dans son corps et dans sa vie, à se témoigner de la bienveillance, et à restaurer l’estime de soi.

Source: Marieclaire.fr pressesanté.com

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